EXPO: SIESTE EN FRICHE par Catherine Libmann
Papeterie de Vaux Payzac, FranceDu mardi 1er juillet au samedi 30 août : « SIESTE EN FRICHE » par Catherine Libmann. Vernissage le samedi 5 juillet à 17h Avec « Sieste en friche », Catherine Libmann explore la transformation des ruines en matière vivante, où la nature reprend ses droits. À travers la pâte à papier et les fibres délitées, elle crée un langage poétique mêlant traces, mémoire et mouvement. Une invitation à contempler l’impermanence et la renaissance des formes. Sieste en friche Conçu à partir de la composition sauvage d’un essaim de guêpes dans un fauteuil, incroyable de mouvement et de matière. Ce fauteuil accueillait ma fille et son chat pour des moments de lectures. Puis il a été remisé dans mon hangar à dispositions des chats du quartier jusqu’à ce que je découvre une architecture extraordinaire. Le travail de composition des guêpes m’ouvre tout un monde d’exploration entre techniques de pâte à papier, barbotine, entrelacs de fibres, de paille et d’argile, de tapisseries haute lice et de photographies. Je pressens toute une composition de textures de fibres autour de ce fauteuil pour une mise en espace en intérieur. Des bases de matières issues de mon atelier enrichies d’autres regards avec l’intervention de Lola S., photographe. Une première résidence de création au Centre culturel de Terrasson fin octobre 2020 nous a permis de visualiser la mise en espace des pièces conçues, d’éprouver leur résonance. En 2021 le projet a été accueilli par Arcade, design à la campagne dans le cadre de son projet nature, culture, êtres, en Bourgogne. Puis à Bourrou (24), et dans les caves de l’Espace culturel François Mitterrand à Périgueux pour une expérimentation de la lumière et de la scénographie en novembre 2021. Cette installation a été proposée comme base de réflexion pour des ateliers de pratiques artistiques en direction des scolaires Domme en novembre 2022 dans le cadre de l’exposition salle de la Rode. Scénographiée pour l’espace du pôle des musée de Bergerac, Dordonha l’installation se déploie du 2 avril au 16 juin 2024 et accueille médiations et ateliers de pratiques artistiques. Cette mise en espace évoque les vestiges, une espace entre réalité et mémoire. Les ruines en se délitant redeviennent matière que l’homme peut réutiliser, un retour de la culture à la nature . Ainsi les pâtes à papiers, les barbotines à partir de fibres broyées et délitées qui accueillent dans leur transparence, rythmes et traces de nouveaux apports. Quelque chose est advenu, ce carroyage témoigne d’une poétique, une souvenance. Témoignage de traces de vie et d’échange, de grains et textures en influences. Jeux du mouvement de l’eau dans la création du papier, flux et reflux « Il existe des formes d’écritures qui, outre les signes habituels, lisibles, utilisent des signes non lisibles. Mes recherches sont habitées de ces signes et entrent en correspondance avec d’autres écritures. Poésie élémentaire au travers de matières originelles où le geste et les entrelacs de fibres écrivent une langue à explorer le monde. Disparition, apparition, réécriture avec Un morceau de chemin de papiers de coton froissé, un autre de papiers de lin et de cosses de haricots, et un autre de papiers de chanvre et de rouille le signe est un mythe visuel...avant d’être matérialisé, le monde existait sous formes de traces.. Le signe n’imite pas le réel, il est à interpréter, tracer le signe, c’est renouveler la parole » Estelle Girard, Ecritures africaines » Catherine Libmann 6 rue de la tannerie 24210 Sainte Orse tel: 0553548110/ 689082938 MDA L109741 www.catherine-libmann.com